Chasse aux phoques : une relance est-elle possible ?
Des phoques du Groenland sur la banquise, aux îles de la Madeleine. Photo : Alamy/FLPA
Les populations de phoques dans le golfe du Saint-Laurent ont explosé en 40 ans. Au point que certaines personnes tentent de relancer la chasse commerciale. La viande de phoque trouvera-t-elle sa place dans nos boucheries ? Difficile à dire entre les inventaires des biologistes, les changements climatiques, l’arrivée de nouveaux prédateurs et, surtout, l’opinion publique.
Un mardi matin de novembre 2025. L’hiver arrive dans le bas du fleuve. À Matane, le vent froid siffle aux fenêtres de la salle de conférence du Riôtel. Rien, toutefois, qui puisse refroidir les discussions de la soixantaine de personnes réunies là pour quatre jours, lors des États généraux sur le phoque du Saint-Laurent. C’est l’occasion de discuter d’une grande question : comment peut-on relancer la chasse au phoque au Québec ?
Le nom de l’actrice française Brigitte Bardot, qui décédera quelques semaines plus tard, ne sera presque jamais évoqué, mais son ombre hante la rencontre. C’est en grande partie à cause d’elle qu’on en est là. Par son militantisme à la fin des années 1970, elle a plombé l’industrie en provoquant l’effondrement de la demande mondiale pour la fourrure de phoque.
L’assemblée provient de tout le pourtour du Golfe et d’ailleurs : chasseurs et chasseuses de phoques, bien sûr, autochtones comme allochtones, mais aussi pêcheurs, scientifiques, fonctionnaires de Pêches et Océans Canada et du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), membres de l’industrie de la fourrure et de la restauration… On échange avec passion et respect sur ce qu’il faut changer pour relancer cette industrie délaissée.
Une ressource abondante
Jean-François Gosselin, biologiste de Pêches et Océans Canada, est l’un des premiers à prendre le micro. Écouté religieusement, il présente les inventaires et les possibilités de capture pour les deux espèces déjà chassées commercialement. « Dans le cas du phoque du Groenland, si on chasse à 95 % des jeunes nés dans l’année pour épargner les adultes reproducteurs, on pourrait récolter 253 000 individus annuellement de façon soutenable », estime-t-il. Ce phoque est surtout présent dans l’Atlantique, mais peu abondant dans le Golfe. Il s’en chasse déjà près de 100 000 par an, principalement à Terre-Neuve-et-Labrador et au Groenland.
« Pour le phoque gris, poursuit le biologiste, on pourrait prélever 68 600 individus par an au large de la Nouvelle-Écosse et 8700 à l’intérieur du Golfe, pour un total de 77 300. » Actuellement, faute de marché et d’infrastructures de transformation, seules quelques centaines de phoques gris sont tués chaque année dans le Golfe, surtout pour fournir la boucherie Côte à Côte, située aux Îles-de-la-Madeleine, la seule au Québec à apprêter cette viande.
« Ça signifie que le marché québécois pour le phoque gris serait limité à 8700 bêtes par année. C’est nettement insuffisant pour soutenir une réelle industrie ! » lance en commentaire Gil Thériault, directeur de l’Association des chasseurs de phoques intra-Québec. Ce Madelinot, qui s’exprimera souvent au cours du colloque, milite depuis des décennies pour faire renaître l’industrie.
« Les phoques gris de l’intérieur du Golfe et ceux qui sont au large de la Nouvelle-Écosse sont les mêmes phoques, avance-t-il. Ils voyagent, ils se déplacent. Il n’y a aucune raison scientifique de les considérer comme deux populations distinctes et de limiter autant les prises dans le Golfe, alors qu’ils sont si nombreux juste à côté. »
Des données difficiles à obtenir
Les biologistes sont moins catégoriques, ne pouvant ni confirmer ni infirmer cette hypothèse. « Obtenir des informations fiables et répétées sur des populations de phoques est un défi », souligne Fanie Pelletier, professeure de biologie à l’Université de Sherbrooke, spécialiste de l’écologie comportementale et de la dynamique des populations de grands mammifères. Elle a mené des travaux sur les phoques gris de l’estuaire du Saint-Laurent, dans les régions du Bic et de Métis.
« Contrairement aux mammifères terrestres, explique-t-elle, les phoques évoluent dans un environnement en trois dimensions. Les suivre par télémétrie implique de leur installer un émetteur, qui fonctionne lorsque l’animal nage en surface. Et on ne peut pas leur mettre un collier, comme aux cerfs : ils n’ont pas de cou ! On leur colle carrément l’émetteur sur la tête, directement sur la fourrure. Mais comme ils muent sur une base annuelle, ils perdent obligatoirement l’émetteur en moins d’un an. Difficile de faire des suivis à très long terme. »
Même son de cloche du côté de Xavier Bordeleau, rencontré quelques jours plus tard dans son bureau de l’Institut Maurice-Lamontagne de Pêches et Océans Canada, à Mont-Joli. Le biologiste travaille chaque année à dresser les inventaires des différentes espèces de phoques de l’est du Canada. « Si tous les individus d’une espèce se rassemblaient au même endroit à un moment de l’année, il suffirait d’aller les compter… Mais on doit user d’autres stratégies. C’est un effort considérable. Les estimations se calculent différemment selon les espèces, car elles n’ont pas les mêmes habitudes. »
Pour toutes les espèces, on concentre les efforts à un moment où une partie des individus se regroupent, soit la naissance des petits. Les femelles mettent bas hors de l’eau, et les petits ne peuvent pas nager avant plusieurs jours. Pour les biologistes, c’est le moment de les photographier. « Les phoques gris se réunissent en janvier en colonies temporaires sur des plages tout autour du Golfe, explique Xavier Bordeleau. On les photographie en hélicoptère. Pour les phoques du Groenland, ça se fait plutôt en mars, mais sur un territoire gigantesque : la banquise de mer atlantique, qu’on survole en avion pendant des jours pour prendre nos photos. »
Le gros du travail consiste ensuite à analyser les photos pour compter les nouveau-nés, une tâche qui peut prendre jusqu’à deux ans. Les coûts et le temps requis pour de tels inventaires expliquent pourquoi on les réalise seulement tous les cinq ans. Cela dit, on teste actuellement l’analyse des images par l’intelligence artificielle, ce qui pourrait accélérer le travail.
« On intègre ensuite le nombre de petits dans nos modèles mathématiques, poursuit le biologiste. Les modèles tiennent compte du prélèvement par la chasse, du taux de survie et de l’âge à maturité, du taux de reproduction, de la structure d’âge et des conditions environnementales qui influent sur la solidité de la glace selon dix variables… »
Bilan : le phoque gris est passé d’environ 15 000 individus en 1960 à plus de 366 000 individus en 2021. Même tendance pour les phoques du Groenland, qui étaient 1,5 million en 1971 et qui atteignaient les 4,4 millions en 2022.
Les phoques, ces trouble-fête
Mardi soir : il n’y a pas foule à la microbrasserie La Fabrique, dans le Vieux-Matane. Quelques participants et participantes des états généraux étirent leurs discussions autour d’une bière et d’un burger. Louis Henry, jeune pêcheur de crabes et de homards de la baie des Chaleurs, raconte ses péripéties avec les phoques : « J’ai arrêté de pêcher le flétan de l’Atlantique à cause d’eux. Lorsqu’on remonte la palangre de l’eau, après une ou deux heures, les flétans sont couverts de griffures et de morsures. Pris à l’hameçon, ils ne peuvent pas s’échapper, et les phoques en profitent pour s’amuser. Parfois, ils sont à moitié dévorés. »
Le pêcheur relate même, photos à l’appui dans son téléphone, qu’il lui arrivait de remonter sa ligne pour découvrir un phoque qui s’était hameçonné en gobant l’appât destiné aux flétans. « Ça n’arrivait jamais il y a dix ans. Je planifie maintenant d’aller pêcher le flétan plus près de l’île d’Anticosti. C’est loin, mais il y a moins de phoques. »
Toujours dans la baie des Chaleurs, en amont, à l’embouchure de la rivière Restigouche, des phoques gris interceptent depuis quelques années les saumons qui remontent pour frayer. « On les voit surgir de l’eau avec un poisson dans la gueule et l’avaler en quelques secondes, témoigne David LeBlanc, biologiste et ancien directeur du Conseil de bassin versant Matapédia-Restigouche, joint par téléphone. Un phoque peut en attraper plusieurs en peu de temps. Parfois, ils remontent même les rivières en suivant les saumons. On les observe jusqu’à 100 km dans les terres. »
« En écologie, on n’utilise pas le terme “trop”.
Mais une espèce peut être considérée comme surabondante »– Fanie Pelletier, biologiste
La même situation s’observe à l’embouchure de nombreuses autres rivières, autant au Nouveau-Brunswick que sur la Côte-Nord, selon lui. « Les phoques ne se gênent pas pour manger les saumons pris dans les filets des pêcheurs micmacs. On ne voyait jamais ça avant », affirme-t-il.
Abondance ou surabondance ?
Pour les pêcheurs et les chasseurs de phoques, il n’y a pas de doute : il y a trop de phoques dans le Golfe, au point qu’ils déséquilibrent l’écosystème en se goinfrant de poissons. Les stocks du Golfe ne se sont jamais aussi mal portés. Les moratoires s’accumulent : la morue, bien sûr, mais aussi la merluche, le capelan, le maquereau, les poissons plats… Aux Îles-de-la-Madeleine, en Gaspésie et sur la Côte-Nord, les pêcheurs qui ont perdu leur gagne-pain désignent spontanément les phoques.
Et ils n’ont pas complètement tort. Le biologiste Mike Hammill, chercheur indépendant depuis sa récente retraite de Pêches et Océans Canada, a consacré sa carrière aux mammifères marins. Présent aux discussions, il confirme, en nuançant : « C’est clairement la surpêche par les humains qui est la cause de l’effondrement de certains stocks. Mais il a effectivement été démontré qu’en ce moment, la prédation par les phoques est le principal facteur qui empêche leur rétablissement. C’est le cas au moins pour la morue franche dans le sud du Golfe. » Et, même si les preuves sont encore insuffisantes, les biologistes fédéraux soupçonnent fortement les phoques d’être aussi responsables de la surmortalité chez la plie rouge, la merluche blanche, la morue franche du nord du Golfe…
Entre deux gorgées de bière noire, Gil Thériault renchérit : « Il y a clairement trop de phoques. Mais quand je demande aux biologistes de me dire à partir de combien ils considèrent qu’il y en a trop, je n’obtiens jamais de réponse. »
« On ne peut pas, en tant que biologistes, dire qu’il y en a “trop”, rétorque Fanie Pelletier. En écologie, on n’utilise pas le terme “trop”. Mais une espèce peut être considérée comme “surabondante” si son effectif dépasse la capacité que peut supporter le milieu où elle vit. Et cette capacité est très difficile à établir. L’écosystème peut-il supporter 100 000 phoques ? Un million ? Dix millions ? Ça dépend de tellement de variables – la disponibilité de la nourriture et de l’habitat – et ça varie selon les lieux et avec le temps. »
Dans le cas du phoque du Groenland, par exemple, la capacité que peut supporter le milieu est évaluée mathématiquement entre 5,2 et 8,5 millions d’individus. Cette capacité aurait donc été atteinte – et dépassée – à la fin des années 1990 et, depuis, la population diminue à cause de la compétition entre individus.
« Le plus embêtant dans tout cela, c’est qu’on n’a aucune idée de l’abondance des populations de phoques avant la chasse, soit avant le 18e siècle, concède Xavier Bordeleau. Il y a bien quelques mentions des premiers explorateurs comme quoi il y en avait beaucoup, mais combien ? On l’ignore. Ce qu’on sait, par contre, c’est que trois siècles de chasse intensive ont décimé les populations ; il en restait très peu. Les niveaux actuels sont-ils semblables aux niveaux naturels ? Au-dessus ? Encore en dessous ? On n’en sait trop rien… »
Sachant qu’un phoque du Groenland adulte mangerait entre une et deux tonnes de poissons par an et qu’ils sont des millions, peut-on dire qu’ils en mangent trop ? Ni Fanie Pelletier ni Xavier Bordeleau ne peuvent répondre à cette question. « Si c’était aussi simple qu’une règle de trois, on serait bien contents, dit Fanie Pelletier en riant. Mais ce n’est pas juste un prédateur et ses proies, c’est tout un réseau trophique, qui implique des dizaines d’espèces sur un territoire gigantesque, et on est loin de tout comprendre. Par exemple, la morue, lorsqu’elle est petite, est une proie pour le phoque. Mais une fois grande, elle devient un compétiteur, car elle se nourrit de lançons et de harengs comme lui. Il y a même de la prédation entre espèces de phoques, les plus gros mangeant les rejetons des plus petits. »
Sans compter le grand requin blanc, nouveau venu depuis 2019 dans le Golfe, à la faveur du réchauffement de l’eau, qui va peut-être bousculer la dynamique de population des phoques en accentuant la prédation. Bref, l’écosystème est complexe, dynamique, méconnu. Et les inventaires sont nécessairement imprécis.
Gil Thériault n’en démord pas : « En favorisant une chasse soutenue, on ferait d’une pierre deux coups : on réduirait le nombre de phoques, les stocks de poissons s’en porteraient mieux – et les pêcheurs aussi – et on développerait un pan économique important pour des régions qui en ont besoin. »
Mauvaise image
Admettons que l’industrie de la chasse aux phoques reprenne vie, que des usines de transformation spécialisées s’implantent, qu’un réseau de distribution de la viande se tisse jusqu’aux épiceries de toute la province… les ménages québécois en achèteront-ils ? En effet, le marché européen étant fermé à tous les produits du phoque, tout comme celui des États-Unis et du Mexique, il faudra surtout miser sur le marché intérieur.
« On est très conscients d’avoir un problème d’image. À cause des animalistes, tuer des phoques, c’est mal vu », dit Gil Thériault, lucide, en référence aux campagnes de sensibilisation des années 1970, certes, mais aussi aux plus récentes.
Si la chasse aux phoques est relancée,
la viande séduira-t-elle les ménages québécois ?
« Mais on n’est plus à l’époque où l’on abattait les phoques pour prendre seulement leur peau et laisser la carcasse sur la banquise, poursuit-il. Sur ça, Brigitte Bardot avait partiellement raison : on gaspillait la ressource. Aujourd’hui, c’est la totalité de l’animal qui est exploitée. » On peut utiliser la fourrure, bien sûr, pour isoler des mitaines et des bottes, en remplacement des isolants synthétiques dérivés du pétrole. Le gras, qui représente plus de 50 % de la masse de l’animal, est très riche en oméga-3 de grande qualité, dont on pourrait faire des suppléments et épargner les poissons. La viande, maigre, fine, goûteuse, un peu ferreuse, pourrait être une source de protéines plus écologique que le bétail, puisqu’on n’a pas à cultiver la terre pour nourrir les phoques.
« La chasse aux phoques a un problème d’image, confirme toutefois Marie-Ève Maillé, chargée de cours au Centre universitaire de formation en environnement et développement durable de l’Université de Sherbrooke, et spécialiste des questions d’acceptabilité sociale. Cette industrie a souffert, et souffre encore, d’une intense campagne de type blame and shame : on a mis les chasseurs au pilori. »
Les phoques, avec leur allure de peluche et leurs grands yeux larmoyants (pour qu’ils restent humides sur terre), ont tout ce qu’il faut pour assurer le succès d’une campagne militante. « Les phoques sont particulièrement charismatiques, poursuit l’enseignante. Ils suscitent une grande sympathie et de l’attendrissement. On ne s’émeut pas pour les rats musqués ni pour les couleuvres brunes comme on s’émeut pour les phoques. Les militants ont une grande longueur d’avance sur les chasseurs : notre parti pris favorable pour les animaux mignons. »
Sera-t-il seulement possible de surmonter ce problème d’image ? « Il faudra miser sur une campagne de séduction à grande échelle pour redorer l’image de cette chasse, indique Marie-Ève Maillé. Il faudra faire preuve de beaucoup de transparence, concéder que cette chasse n’a pas toujours été éthique et montrer ce qui a changé depuis. Et les données factuelles sur la surabondance des phoques ne suffiront pas. Ce sera toujours émotif. Dans ce dossier, l’aspect émotif est une donnée réelle, dont il faut tenir compte. »
Vendredi matin. La température est remontée, et le soleil plombe à travers les fenêtres du Riôtel. L’assemblée passe au vote final sur les recommandations discutées durant la semaine. Ultimement, 28 recommandations seront adoptées et portées aux ministères concernés : fluidifier les démarches d’obtention des permis, alléger les procédures et les lois entourant la transformation de la viande aux ordres provincial et fédéral, augmenter le financement de la recherche scientifique sur le dénombrement des phoques et sur les effets de leur prédation sur les poissons, faire de la sensibilisation et de l’éducation auprès du grand public…
Et quelques jours plus tard, les choses bougent (un peu). Fin-novembre, Joël Arseneau, le député des Îles-de-la-Madeleine, porte les recommandations à l’Assemblée nationale et demande officiellement au MAPAQ de soutenir l’essor de la filière phoque. Dix jours plus tard, on annonce qu’un abattoir de Luceville, près de Rimouski, va convertir une partie de ses installations et former son personnel pour transformer les phoques chassés partout au Québec. Reste à voir si le marché suivra.
Les phoques du Saint-Laurent
Les questions de chasse commerciale touchent principalement le phoque du Groenland et le phoque gris, les deux espèces les plus abondantes. Mais quatre autres espèces nagent dans les eaux du Golfe, certaines en permanence, d’autres en visites occasionnelles.
Le phoque du Groenland
(Pagophilus groenlandicus)
Très abondante dans l’Atlantique canadien, au large du Labrador et de Terre-Neuve, cette espèce s’est raréfiée dans le Golfe depuis 30 ans à cause de la diminution de la banquise hivernale dont elle a besoin pour donner naissance aux blanchons.
De 1,5 million d’individus au début des années 1970, l’espèce a atteint un pic de 7,5 millions à la fin des années 1990. Aujourd’hui, elle est d’environ 4,5 millions, selon l’inventaire de 2022. Environ 10 % de cette population vivrait dans le Golfe.

Le phoque gris
(Halichoerus grypus)
Il est en constante augmentation depuis les années 1980. Il s’est adapté à la disparition de la banquise en se reproduisant sur des plages, en colonies temporaires. Lors du plus récent inventaire, en 2021, on comptait 366 000 têtes, soit 56 000 dans le Golfe et 310 000 dans l’Atlantique, surtout sur l’île de Sable, au large de la Nouvelle-Écosse.

Le phoque commun
(Phoca vitulina)
Selon un inventaire mené de 2019 à 2021, cette espèce atteindrait près de 15 000 individus dans le Golfe, mais on ignore si elle est en hausse ou en baisse, faute de données plus anciennes.

Le phoque annelé
(Pusa hispida)
Il vit toute l’année sur la banquise arctique et vient faire son tour dans le nord du Golfe en hiver. On connaît mal ses populations, mais elles semblent assez abondantes pour que le Canada considère l’espèce comme « non en péril ».

Le phoque à capuchon
(Cystophora cristata)
Il évolue surtout autour du Groenland, le long de l’île de Baffin et au large du Labrador. À la fin de l’hiver, une colonie reproductive se forme au sud du Golfe durant quelques semaines, puis adultes et nouveau-nés repartent au nord. L’espèce est considérée comme « non en péril » par le Canada.

Le phoque barbu
(Erignathus barbatus)
Vivant principalement dans l’Arctique, il peut s’égarer sporadiquement dans le golfe du Saint-Laurent et parfois même remonter le fleuve sur une grande distance. La taille de sa population est inconnue.

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