Spectacle d’orques au zoo marin Marineland Antibes, en 2013. La loi française interdit désormais de garder des cétacés en captivité. Photo: Wikimedia Commons: Andreas Ahrens
Un sanctuaire de Nouvelle-Écosse accueillera-t-il deux épaulards de la Côte d’Azur, dont le sort est entre les mains du gouvernement français?
Depuis plus d’un an, dans un bassin de l’ancien parc thématique Marineland d’Antibes, en France, deux épaulards attendent patiemment qu’on décide de leur avenir. Or, leur temps serait compté. Fragilisée par des mouvements du sous-sol, la structure des bassins du parc risque de céder, ce qui entraînerait l’euthanasie des orques. Une solution rapide, mais controversée, serait leur transfert dans un parc espagnol des îles Canaries. En parallèle, un OBNL américain se mobilise pour qu’ils puissent bientôt nager dans les eaux d’un tout nouveau sanctuaire… en Nouvelle-Écosse.
Après plus de 50 ans d’activité, le zoo marin d’Antibes a définitivement fermé ses portes le 5 janvier 2025, à la suite de l’adoption d’une loi interdisant de garder des cétacés en captivité après décembre 2026. Depuis, la question du déplacement des orques Wikie et Keijo – les deux dernières baleines en captivité dans l’Hexagone – a vite tourné au débat houleux.
Bien sûr, leur remise en liberté les « condamnerait à une mort certaine », confirme Stéphane Lair, professeur à la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal. Ces animaux sociaux, qui ont passé leur vie dans un bassin en ciment, n’ont pas appris de leurs semblables les bases de la survie dans l’océan.