La nouvelle pyramide alimentaire américaine met en valeur la viande rouge et les graisses animales, ravivant un débat pourtant résolu depuis longtemps par la science…
Après avoir semé la consternation autour des vaccins, remis en question l’usage sécuritaire du Tylenol et multiplié les prises de position médicales controversées, le gouvernement Trump s’attaque désormais à un autre pilier de la santé : l’alimentation. La nouvelle pyramide alimentaire américaine, lancée au tout début de l’année comme un « reset historique », prétend corriger des décennies d’erreurs en nutrition.
Mais dans l’espace public, un détail a rapidement capté l’attention. Tout en haut de la pyramide trônent des illustrations de viande rouge, de lait entier et de beurre, ce qui les positionne visuellement au-dessus des protéines et les matières grasses d’origine végétale. Un choix controversé qui ravive un débat hautement polarisant autour de la viande rouge et qui incite à une augmentation de la consommation de protéines et de gras animaux saturés.
Pourtant, tout cela relève de débats anciens. Ces derniers sont largement réglés sur le plan scientifique depuis les années 1990. Difficile, dans ce contexte, de ne pas s’interroger sur la réhabilitation d’aliments que l’on recommande pourtant de limiter pour des raisons de santé et environnementales. Pour le grand public comme pour de nombreux scientifiques, ce retour en arrière est pour le moins déroutant.