Publicité
Santé

Comment mieux gérer son stress?

17-06-2018

Illustration: Chuwy/iStockphoto

Le stress fait partie de la vie, mais savoir bien le gérer permet d’éviter qu’il ne prenne toute la place. Voici les trucs de Marie-France Marin, chercheuse au Centre de recherche de l’Institut universitaire en santé mentale de Montréal:

Bouger

« Le cerveau ne fait pas la différence entre un stresseur absolu, comme être en zone de guerre, et un stresseur relatif, comme un examen à l’école. Dans les deux cas, il relâche les mêmes hormones – l’adrénaline et le cortisol – qui mobilisent l’énergie pour affronter la menace. Mais en 2018, dans 99 % des cas, personne n’utilise cette énergie. On sent alors un bouillonnement intérieur. Il faut l’évacuer en s’activant; par exemple, en prenant l’escalier après une réunion super stressante ou en faisant des pompes. On évite ainsi de sortir le trop-plein d’une mauvaise façon, en étant agressif avec un proche. »

Respirer en gonflant le ventre, chanter ou rire

« Les gens ne croient pas vraiment à ces trucs. Pourtant, le mécanisme est logique. En respirant avec le ventre, le diaphragme s’étire au maximum. Quand ce muscle est étiré, la réponse de stress (les hormones) est freinée. C’est simple : si vous entrez dans un dépanneur et que quelqu’un vous met un fusil sur la tempe, c’est sûr que vous allez retenir votre respiration. Respirer à pleins poumons indique donc au cerveau qu’il est impossible que votre vie soit en danger. C’est le même principe pour le chant et le rire. »

Se trouver des plans B

« Si on menace de couper des postes au boulot et que ça vous stresse, vous pouvez mettre votre curriculum vitæ à jour et regarder les offres d’emploi. Le plan B peut également être farfelu. Y réfléchir stimule le lobe frontal, une partie du cerveau qui se désactive quand on est devant un grave danger. Ça indique encore une fois que notre vie n’est pas menacée, puisqu’il y a une porte de sortie. »

Tenir un journal du stress

« Ce truc demande plus de travail, mais puisque le stress contribue à beaucoup de maladies, ça vaut le coup. Notez chaque jour toutes les situations qui vous angoissent. Il faut ensuite lier chacune d’entre elles à l’un des quatre facteurs que la littérature scientifique a déterminés : est-ce une situation nouvelle; une qui diminue votre sens de contrôle; qui est imprévisible; ou qui pose une menace à votre ego ? On retourne ensuite la situation. Comment faire pour diminuer l’effet de nouveauté ou augmenter votre impression de contrôle si vous décrochez un nouveau poste, par exemple? Ce peut être de discuter de votre nouveau poste avec la personne qui l’occupait auparavant. »

 

Cet article fait partie d’un dossier répondant aux 50 questions de santé les plus fréquemment entrées par les Québécois dans le moteur de recherche Google. Pour accéder à toutes les questions de santé, cliquez ici.

 

Publicité

À lire aussi

Santé

COVID-19: l’immunité collective peut-elle nous protéger?

Question d'une lectrice: pourquoi la Suède adopte-t-elle une conduite différente de la nôtre alors qu’il y a un nombre plus élevé de cas pour une population qui ressemble à celle du Québec?
Santé

Le rince-bouche peut-il tuer la COVID-19?

Pour tuer des virus le rince-bouche doit entrer en contact direct avec ces derniers. Or le coronavirus se reproduit surtout dans les voies nasales et les voies respiratoires jusque dans les poumons, soit des endroits qui sont hors d’atteinte pour tout gargarisme.
Santé

Pourquoi 20 % de guérison au Québec et 50 % en Ontario?

Sur les quelque 20 000 personnes qui ont contracté la COVID-19 au Québec, près de 4000 (ou 20 %) sont classées dans la catégorie «rétablis».