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Santé

Le vaccin contre la grippe au pilori

05-10-2017

L’efficacité du vaccin contre la grippe saisonnière laisse à désirer. À mesure que les études dévoilent ses failles, les scientifiques s’interrogent sur la pertinence de ce rituel annuel. Le constat est unanime: il y a urgence à mettre au point un meilleur vaccin!

Chaque année, c’est la même chose : quand sonne le début de la saison de la grippe, fin octobre, on s’interroge devant les affiches culpabilisantes de la pharmacie qui nous rappellent de nous faire vacciner. Faut-il vraiment se pointer le samedi à 8 h au CLSC avec toute la  petite famille ? Que risque-t-on à faire l’impasse sur la piqûre ? Certes, une grippe est un sale moment à passer. Mais le vaccin nous empêchera-t-il à coup sûr de tomber malades ?

Ces hésitations font écho à un constat scientifique perturbant : le vaccin contre la grippe saisonnière est loin d’être à la hauteur. En fait, il est même carrément mauvais.
« On a longtemps pensé que le vaccin avait une bonne efficacité. On sait maintenant que cette dernière est au mieux modérée, sinon passable, et qu’elle est surtout très variable », admet sans ambages Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

Soyons clairs : aussi décevant soit-il, le vaccin permet tout de même d’éviter des milliers de cas graves de grippe chaque année, et donc de sauver des vies. C’est le seul vaccin qu’on a, et une protection, quelle qu’elle soit, est toujours mieux que rien, affirment les experts interrogés.

D’autant que la grippe n’est pas anodine. On recense entre 3 et 5 millions de cas sévères de grippe saisonnière chaque année dans le monde, qui entraînent de 250 000 à 500 000 décès et des coûts colossaux pour les systèmes de santé. Au Canada, environ 3 500 morts seraient imputables au virus chaque hiver.

Préconisée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la vaccination reste donc un moyen de prévention à tout le moins utile. Mais il est loin d’être idéal. Les bonnes années, on estime ainsi que l’efficacité vaccinale oscille entre 30 % et 60 %, ce qui signifie que le vaccin prévient la maladie dans moins de la moitié des cas, en moyenne. Mais il y a aussi des fiascos. À l’hiver 2014-2015, l’efficacité était tout simplement nulle au Québec, et elle n’a atteint que 23 % aux États-Unis. Un cas exceptionnel, bien sûr, mais qui n’en est pas moins déconcertant.

(…)

Devant ces données presque embarrassantes, de plus en plus de voix dans la communauté scientifique remettent en question la pertinence de ce rituel annuel et appellent à la transparence.

Lire la suite dans notre numéro d’octobre-novembre 2017.

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