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16 octobre 2025
Temps de lecture : 1 minute

Le sang menstruel pour dépister des maladies

Illustration : The Noun Project

MenstruAI, une serviette hygiénique intelligente conçue à l’Université de Zurich, permet une auto-analyse du flux menstruel.

On analyse bien le sang, la salive, l’urine ou le sperme… Alors pourquoi pas le sang menstruel ? En mai dernier, une équipe de l’École polytechnique fédérale de Zurich, en Suisse, a annoncé la mise au point d’une serviette hygiénique intelligente capable de dépister certaines maladies, comme des cancers gynécologiques. Une première, selon l’un de ses concepteurs, Lucas Dosnon, qui décrit le sang menstruel comme « un fluide robuste » contenant une quantité massive d’informations encore peu étudiées à ce jour.

Cette technologie repose sur un capteur non électronique intégré à une serviette devant être portée le deuxième jour du cycle. Sur la bandelette de papier, de petits disques changent de couleur en présence de protéines produites en cas d’inflammation, de cancer de l’ovaire, du col de l’utérus ou encore d’endométriose.

Cette méthode non invasive et peu coûteuse permet de collecter naturellement le sang menstruel, dont la composition reflète bien celle du sang veineux.

Une photo de la bandelette est ensuite analysée par une intelligence artificielle par l’entremise de l’application mobile. Un suivi sur plusieurs cycles pourrait ainsi permettre de détecter des changements dans les taux de biomarqueurs testés, et donc d’éventuels signaux précoces de tumeur.

La serviette, baptisée MenstruAI, fait actuellement l’objet d’essais cliniques auprès d’une centaine d’utilisatrices.

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