Dans un champ de la région de Berthierville, le chercheur Rafaël Proulx (ici en compagnie de Julie Ruiz) a planté des micros pour écouter le chant des sauterelles, des grillons et des oiseaux. Le but? Mieux connaître la diversité faunique des bandes riveraines.
C’est que les bandes riveraines agissent comme de véritables filtres contre la pollution agricole. Sans elles, le surplus de fumier, d’engrais et de pesticides se retrouve en dose excessive dans les cours d’eau, puis dans le fleuve Saint-Laurent.
Ce spécialiste en écologie végétale a déjà sa petite idée sur la bande riveraine idéale: «Elle doit être touffue et diversifiée. Jusqu’à 15 espèces végétales peuvent y cohabiter: alpiste roseau, verge d’or, cornouiller, peuplier, etc.