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10 avril 2026
Temps de lecture : 1 minute

De l’acide folique dans les tortillas californiennes

Photo: Frankie Lopez @ Unsplash.com

La Californie devient le premier État à obliger les producteurs alimentaires à ajouter de l’acide folique à leur farine de maïs pour prévenir des malformations chez les bébés des communautés hispaniques.

Savais-tu que les fabricants ajoutent de nombreux nutriments et vitamines aux aliments que tu achètes à l’épicerie ? Ils jouent souvent un rôle essentiel pour ta santé, sans même que tu t’en rendes compte. Au Canada, l’ajout d’acide folique — une vitamine B essentielle — est obligatoire dans la farine de blé blanche. Cette mesure a été adoptée après qu’un manque d’acide folique a été associé à de graves malformations neurologiques chez les bébés, comme l’anencéphalie et le spina bifida. Ces deux maladies graves touchent le cerveau et la colonne vertébrale durant la grossesse et réduisent fortement les chances de survie. Une maman qui consomme suffisamment d’acide folique diminue fortement les risques que ces malformations surviennent chez son enfant.

Aux États-Unis aussi, on ajoute de l’acide folique au pain, aux céréales et aux pâtes depuis près de 30 ans. Cette mesure a permis de réduire les taux d’anencéphalie et de spina bifida d’environ 30 %. Une exception persiste toutefois : les communautés hispaniques. En cause ? Leur alimentation est basée sur la farine de maïs (comme les tortillas) qui, elle, n’était pas visée par ces réglementations. Résultat : le risque de malformations neurologiques y est environ deux fois plus élevé que chez les populations qui consomment de la farine de blé.

Une décision récente pourrait toutefois changer la donne. Depuis janvier 2026, l’État de Californie rend obligatoire l’ajout d’acide folique dans la farine de maïs (et donc dans les tortillas !). Cette mesure préviendra de nombreux cas de malformations et sauvera des vies. D’autres États envisagent déjà d’emboîter le pas à la Californie.

Les mesures de santé publique de ce type sont nombreuses. On peut penser, par exemple, au fluor ajouté à l’eau potable pour prévenir les caries. Ce sont des façons simples et peu coûteuses d’égaliser les chances de vivre en santé parmi toutes les couches de la société. Ces mesures soulèvent toutefois une question éthique : même si ces ajouts sont jugés sans danger, ils sont imposés à l’ensemble de la population sans son accord et souvent à son insu. Est-ce éthiquement correct, selon toi ?

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