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Santé

Vaccin contre le coronavirus: des chercheurs canadiens y travaillent

04-02-2020

Laboratoire VIDO-InterVac. Photo: Debra Marshall

Dans un laboratoire situé à Saskatoon, une vingtaine d’employés et de chercheurs s’activent afin de mettre au point un vaccin contre le nouveau coronavirus.

Pourra-t-on trouver rapidement un vaccin pour contrer le coronavirus qui sévit actuellement? C’est ce que souhaite l’Agence de la santé publique du Canada, qui a donné ce mandat au VIDO-InterVac (Vaccine and Infectious Disease Organisation-International Vaccine Centre), l’organisme de recherche de l’Université de la Saskatchewan.

Dr Volker Gerdts, directeur du VIDO-InterVac. Photo: Debra Marshall

Le Dr Volker Gerdts, directeur du VIDO-InterVac, et son équipe possèdent déjà l’expertise face aux coronavirus, ayant notamment appris de l’expérience passée avec le SRAS. «Nous avons déjà développé deux vaccins contre les coronavirus: un vaccin chez le porc et l’autre chez les bovins», mentionne Volker Gerdts.

Pour développer ce nouveau vaccin, les chercheurs ont obtenu la séquence génétique du virus et ont également obtenu un échantillon du virus d’un patient nord-américain ayant séjourné à Wuhan, en Chine. Ils travaillent dans un laboratoire de niveau 3, requis pour manipuler le 2019-nCoV en toute sécurité.

À titre comparatif, le Laboratoire national de microbiologie, à Winnipeg, possède des installations de niveau 4 et héberge les pathogènes les plus dangereux au monde. Le VIDO-InterVac n’est pas le seul à travailler sur un vaccin. Le CDC chinois (Chinese Center for Disease Control and Prevention), l’Université de Hong Kong et les États-Unis essaient aussi de mettre au point un vaccin le plus rapidement possible.

Loin d’être une course entre les différents laboratoires, il s’agit plutôt d’une collaboration internationale. «L’Organisation mondiale de la santé orchestre des rencontres téléphoniques hebdomadaires pour échanger de l’information sur ce nouveau virus entre les pays», indique le directeur du VIDO-InterVac.

Cependant, malgré l’urgence de la situation, le vaccin a peu de chances d’être prêt avant un an. L’équipe canadienne prévoit commencer des tests sur les animaux dans les prochaines semaines. «Nous ne savons pas encore quand le vaccin sera prêt. Il reste à trouver un partenaire qui s’occupera de la production du vaccin et son homologation», souligne Volker Gerdts. «Nous espérons que tout le processus menant à sa fabrication sera terminé dans un an, mais normalement, il faut des années de développement», ajoute-t-il.

Un vaccin universel contre les coronavirus?

En parallèle, le VIDO-InterVac travaille au développement d’un vaccin efficace contre tous les coronavirus. Plutôt que d’avoir à développer un vaccin spécifique à chaque fois qu’un nouveau coronavirus émerge, ce vaccin universel permettrait de parer tous (ou plusieurs) virus de cette large famille. «Nous souhaitons utiliser la bio-informatique pour tenter de prédire à quoi ressemblerait le prochain pathogène et en concevant une stratégie de vaccination», ajoute le Dr Gerdts.

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